Sommet des joueurs et échange entre entraîneurs organisés en marge de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Qatar 2025™
Des joueurs et des légendes partagent des témoignages inspirants et instructifs sur leur parcours pour devenir footballeur professionnel
La compétition organisée au Qatar compte 48 équipes, une première
Le métier d’entraîneur peut être synonyme de solitude, et toute occasion pour les techniciens de rencontrer leurs pairs pour discuter des défis auxquels ils sont confrontés est une occasion précieuse pour leur développement professionnel. Ces échanges offrent aux jeunes joueurs une chance unique d’apprendre auprès de figures emblématiques du football et de s’enrichir de leur expérience.
Dans le cadre de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Qatar 2025™, élargie à 48 équipes et désormais organisée chaque année pour multiplier les chances offertes aux jeunes talents, deux sommets ont réuni joueurs et entraîneurs autour d’échanges d’expériences et de sessions éducatives portant notamment sur la Mobilisation Mondiale Contre le Racisme.
Le Sommet des joueurs est une rencontre inspirante et motivante qui réunit des footballeurs de moins de 17 ans venus des quatre coins du monde, pour discuter de leur parcours et de ce qu’il faut pour devenir joueur professionnel. Les entraîneurs ont également eu l’opportunité d’échanger avec les experts du Groupe d’Étude Technique (TSG) et les spécialistes haute performance de la FIFA lors de la rencontre entre les entraîneurs et les directeurs techniques.
Arsène Wenger, directeur du Développement du football mondial à la FIFA, a déclaré que sa carrière lui avait appris l’importance de telles rencontres. « Lorsqu’on est entraîneur, on peut parfois se sentir un peu isolé. On ressent une certaine pression, et parfois, on est un peu seul au monde », a confié l’ancien entraîneur d’Arsenal, de l’AS Monaco, du Nagoya Grampus Eight et de l’AS Nancy. « En tant que jeune entraîneur, le fait de rencontrer d’autres personnes et de prendre conscience que je ne suis pas le seul à traverser des moments difficiles ou à subir cette pression m’a beaucoup aidé. C’est important de savoir que d’autres font face aux mêmes défis. »
L’Alsacien a ajouté que cette rencontre représentait également l’occasion pour les entraîneurs d’approfondir leurs connaissances techniques. « Grâce à notre analyse du football à l’échelle mondiale et aux données qu’on collecte, on peut leur transmettre des observations précises et les aider à identifier les aspects sur lesquels se concentrer. Ils repartent ensuite avec un savoir pratique, utile pour leurs futures séances d’entraînement et le développement du football dans leur pays. »
L’entraîneur fidjien Sunil Kumar, dont l’équipe découvre la compétition cette année, a confié que cette expérience s’était révélée extrêmement enrichissante.
« C’est une vraie chance d’apprendre de grandes figures comme lui. Arsène Wenger est un modèle et une source d’inspiration pour nous. Chacun sait ce qu’il a accompli et comment il continue, aujourd’hui encore, à promouvoir le développement des jeunes talents et à leur donner leur chance, » a-t-il expliqué. « Je pense que ça ouvre la voie pour que les petits pays comme le nôtre puissent participer à la Coupe du Monde. Cet atelier a donné lieu à des échanges d’une grande richesse. On a appris énormément de choses… La FIFA, les intervenants venus des quatre coins du monde et même les autres entraîneurs nous ont tous apporté de précieux enseignements. »
Pour de nombreux joueurs, la Coupe du Monde U-17 de la FIFA marque leurs débuts sur la scène internationale. Par conséquent, la FIFA souhaite leur offrir une expérience à la hauteur de ce moment unique.
Plusieurs légendes du football, parmi lesquelles Anthony Baffoe, Philippe Senderos, Hannu Tihinen et Mikaël Silvestre, ont pris part au sommet. L’ancien défenseur central français a d’ailleurs livré une présentation éloquente au nom du panel Voix des Joueurs, consacrée à leur rôle dans la Mobilisation Mondiale Contre le Racisme.
« Le fait pour ces jeunes d’avoir des exemples de joueurs passés par les mêmes étapes, de recevoir des conseils sur ce qu’ils doivent travailler et de partager leurs expériences de différents pays est une chose précieuse, qu’on ne devrait jamais négliger, » a déclaré M. Wenger. « Ça les aide à découvrir d’autres cultures et à échanger sur leurs vécus. »
Philippe Senderos, ancien défenseur central de la Suisse, a confié qu’il était enthousiaste à l’idée de parler son parcours et de transmettre ses enseignements avec les jeunes générations. « J’ai eu la chance de disputer trois Coupes du Monde chez les A, et d’autres joueurs ont ensuite eu de longues carrières professionnelles et pris part à différentes compétitions », a-t-il expliqué.
« Pour moi, c’était primordial de partager notre témoignage, de leur donner de l’espoir, de leur présenter les possibilités que peut offrir une carrière, mais aussi de nouer des liens avec les joueurs et les équipes. C’est important, à mes yeux, de connaître leurs ressentis et la manière dont ils abordent cette première expérience internationale. Il y a des équipes comme la Nouvelle-Calédonie qui ont traversé toute la planète, parfois après plus de 24 heures de voyage, pour participer à cette Coupe du Monde au Qatar. C’est un événement exceptionnel. »