FIFA
jeudi 30 juillet 2026, 11:30

Mexico rénove 500 terrains de football : un héritage durable de la Coupe du Monde de la FIFA

  • Un vaste projet lancé dans le contexte de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ à Mexico

  • Les bienfaits sociaux du football reconnus par le gouvernement de Mexico reconnaît

  • Une initiative qui illustre comment l’organisation d’une Coupe du Monde de la FIFA™ peut laisser un héritage durable à une ville hôte

Mexico a mis les petits plats dans les gros pour accueillir la Coupe du Monde de la FIFA 2026™, un tournoi qui laissera un héritage notable : la ville a profité de l’événement pour rénover 500 terrains de football, dont profiteront de nombreuses communautés de cette immense métropole.

L'iconique Stade de Mexico a offert un cadre grandiose à cinq rencontres de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™, dans une ambiance qui a émerveillé les supporters et les équipes venus du monde entier. À l’extérieur, après chaque victoire d'El Tri, des centaines de milliers de Mexicains ont envahi les rues, témoignant une fois de plus de l'immense passion du pays pour le football.

Mexico v South Africa: Group A - FIFA World Cup 2026

« Mexico est une ville immense et complètement folle de football. Ici, les gens improvisent un terrain avec deux pierres ou deux sacs d’école et un ballon. Au Mexique, ce sport est profondément ancré dans notre culture », explique Alejandra Frausto, secrétaire au Tourisme du gouvernement de Mexico.

« Je ne sais pas si cela remonte à nos racines culturelles avec le juego de pelota [jeu de balle mésoaméricain], mais nous sommes véritablement passionnés de football dans cette ville. Et les espaces publics sont des lieux où la société se construit, où une communauté se reconnaît et se rassemble. C’est pourquoi il était si important de rénover ces terrains. »

Ce projet illustre parfaitement la manière dont l’organisation d’une Coupe du Monde de la FIFA peut profiter à une ville hôte et lui laisser un héritage durable. À l’instar de la FIFA, la mairie de Mexico est convaincue que les bienfaits du football dépassent largement les limites du terrain.

« Je considère chaque terrain comme une graine. Une graine qui fait naître de la vie autour d’elle, une vie de quartier, une vie communautaire. La rénovation et la création de nouveaux terrains constituaient l’un des piliers des infrastructures qui resteraient après la Coupe du Monde (de la FIFA) », poursuit-elle.

« La Coupe du Monde (de la FIFA) est un formidable prétexte et un formidable moteur pour les travaux publics. Parce que les regards du monde entier sont tournés vers nous, elle nous donne l’occasion de montrer cette immense ville que nous avons. Mais les infrastructures sportives sont avant tout des installations sociales dont nous avons besoin en permanence. »

Mexico v Ecuador: Round Of 32 - FIFA World Cup 2026

Les 500 terrains rénovés sont composés de pelouses naturelles ou synthétiques, et comprennent aussi bien des terrains de football à sept que des terrains aux dimensions réglementaires. Un nouveau secrétariat aux Sports a été créé pour en assurer la gestion, en établissant notamment des calendriers d’utilisation – de nombreux championnats y seront organisés –, mais un principe demeure fondamental : ces installations seront gratuites et accessibles à tous.

La mairie a également organisé un tournoi de football disputé entre octobre 2025 et février 2026, au cours duquel plus de 2 000 matches ont été joués et 7 648 filles et garçons se sont inscrits.

« J’ai toujours pensé qu’il fallait des infrastructures permettant aux jeunes de s’épanouir grâce au sport, à la culture et à des activités qui les rassemblent, les maintiennent actifs, les empêchent de s’isoler, les éloignent des écrans et les encouragent à interagir avec les autres », explique Alejandra Frausto.

« Il existe du cécifoot, du football pour les personnes en situation de handicap, du foot fauteuil : personne ne doit être laissé de côté lorsqu’une telle opportunité se présente. Plus les occasions de pratiquer sont nombreuses, plus les communautés se développent et permettent à chacun de progresser. »

D’anciens joueurs et joueuses ont souligné à quel point les terrains rénovés représentent une amélioration considérable par rapport aux conditions dans lesquelles ils évoluaient autrefois. Las Pioneras, finalistes du championnat féminin disputé dans la capitale en 1971, devaient par exemple se contenter d’un terrain prêté, disponible uniquement en fin de journée, si bien qu’elles terminaient souvent leurs entraînements dans l’obscurité.

Alejandra Frausto raconte également que l’ancien attaquant mexicain Francisco « Kikín » Fonseca évoquait des terrains comparables à du « papier de verre ». « Il employait cette expression parce que lorsqu’on tombait, on s’écorchait immédiatement : la surface était très abrasive. Il expliquait aussi que le terrain était en pente. En découvrant les terrains sur lesquels les nouvelles générations peuvent désormais s’entraîner, il s’est rendu compte qu’ils n’avaient plus rien à voir avec ceux qu’il avait connus », raconte-t-elle.

La FIFA a récemment inauguré le premier mini-terrain FIFA Arena du Mexique, à l’école Octavio Paz, dans la municipalité de La Paz, située à une trentaine de kilomètres de Mexico. Cette inauguration s’inscrit dans l’engagement du Président de la FIFA, Gianni Infantino, d’installer 1 000 mini-terrains de ce type, à travers le monde, dans des zones rurales et urbaines moins favorisées. Il s’agit de la première des dix enceintes FIFA Arena qui seront construites grâce au partenariat entre la FIFA, la Fédération Mexicaine de Football (FMF), et la Banque interaméricaine de développement (BID)

Pour Alejandra Frausto, il n’y aura jamais assez de terrains de football. « Je pense qu’il y aura toujours besoin d’en construire davantage. Toujours, toujours, toujours. Avec ces 500 terrains, nous ne prétendons pas avoir répondu à tous les besoins de Mexico en la matière. »