À Boston, l’internationale brésilienne observe une nouvelle Coupe du Monde sur le sol américain
Elle évoque les valeurs transmises par les héros du football brésilien
Son regard est déjà tourné vers la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2027™
Trente-deux ans après le sacre du Brésil à la Coupe du Monde de la FIFA 1994™, Boston est à nouveau au cœur de la fête du football mondial. Dans les rues de la ville comme à Foxboro, les supporters venus des quatre coins du globe ont pris possession des lieux. Parmi eux, une joueuse brésilienne observe ce spectacle avec une émotion particulière : Andressa Karolaine Freire Gomes Ferreira, plus connue sous le nom de Kaká.
« La ville de Boston est célèbre pour sa passion pour le sport, et le football ne fait pas exception à la règle. Il est complètement adopté ici », explique l’internationale brésilienne, arrivée au Boston Legacy (National Women’s Soccer League) en janvier 2026. « Cette Coupe du Monde 2026 restera dans l’histoire de Boston, qui mérite de vivre ce moment. Le tournoi laissera une trace, c’est évident. »
Et la joueuse s’y connaît en matière de legs. Au delà du fait qu’elle porte les couleurs du bien-nommé club Boston Legacy - Legacy signifiant Héritage -, il n’échappera à personne qu’elle a hérité du même sobriquet que la légende du football brésilien, Ricardo Izecson dos Santos Leite, dit Kaká.
« Il a sans aucun doute été mon modèle en tant que joueur et il continue de l’être en tant qu’être humain. », explique-t-elle. « J’ai dans ma vie des principes qui sont les mêmes que les siens. C’est un homme de foi, et cela me pousse à l’admirer encore davantage. Ce nom représente énormément pour moi. »
C’est vrai qu’être champion du monde, ça laisse des traces. Comme Kaká en 2002, ils sont quelques-uns au Brésil à pouvoir se targuer d’avoir décroché la couronne suprême. Rappelons que le Brésil a remporté la Coupe du Monde de la FIFA à cinq reprises, plus que toute autre nation. Les États-Unis en savent d’ailleurs quelque chose, pour avoir notamment assisté au sacre de la Seleção sur leur sol en 1994.
« Je suis née 5 ans après cette Coupe du Monde, je ne peux donc pas avoir de souvenirs concrets. Mais j’en ai entendu parler tellement de fois… Ce sont des épopées que les gens aiment se remémorer au Brésil », explique Kaká. « Le pays n’avait plus remporté la Coupe du Monde depuis de nombreuses années et cette victoire a représenté quelque chose d’énorme pour le peuple. Cette génération a transmis des valeurs telles que la persévérance et le travail. »
Mais toutes les Coupes du Monde ne laissent pas le même souvenir. Certaines forgent des légendes ; d'autres brisent des rêves. Si Kaká a vécu le sacre du Brésil de l’autre Kaká en 2002 - elle n’avait que deux ans -, la native de Brasilia a surtout connu l’ascenseur émotionnel provoqué par la Coupe du Monde 2014, chez elle. Cette fête achevée par l’élimination du Brésil par l’Allemagne, un soir de juillet, en demi-finale, sur le score de 7-1. Elle avait alors 15 ans. Mais elle préfère n’en garder que le positif : « Nous avions peint notre rue, décoré chaque coin du quartier. Nous avons vécu chaque match comme si c’était le dernier. Je n’oublierai jamais cela. »
Treize ans plus tard, la Coupe du Monde Féminine de la FIFA débarque à son tour au Brésil. Son coup d’envoi sera donné le 24 juin 2027, dans un an jour pour jour. Un rendez-vous que Kaká aimerait évidemment honorer de sa présence.
« Je vis cette Coupe du Monde 2026 masculine de près, j’essaye de ressentir chaque émotion . Elle me donne des envies et de l’espoir » confie-t-elle. « J’espère vivre celle de 2027 d’encore plus près, en faisant partie de l’aventure. » Entre les héros de 1994, les souvenirs de 2014, la fête de 2026 et le rêve de 2027, le fil conducteur reste le même : l’héritage. Un héritage transmis de génération en génération, de Boston à Boston, de Coupe du Monde en Coupe du Monde. Un héritage que Kaká espère un jour enrichir à son tour.